GRENIER/NEUF

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

"Tu as bien fait de venir, Paul" Texte de Louis Calaferte, les 18 & 19 décembre 2009 à 20h30 à la salle de l’Académie (5, rue de l'école de droit à Dijon)

L'histoire
IMG_2476.jpgUn soir d’été, la chaleur peine à se dissiper. On étouffe et on ne sait où se mettre pour trouver un peu de fraicheur. Paul, un homme entre deux âges, rend visite à son père. Visite surprise, rare et banale à la fois. Les deux hommes parlent un peu, échangent quelques propos prudents sur la chaleur, l’été, les travaux à entreprendre, les souvenirs, la vie qui s’écoule… IMG_2371.jpgLa conversation peine à s’étoffer, l’attachement peine à pouvoir se dire. Deux hommes se parlent avec pudeur, deux générations s’approchent, s’évitent, cherchent une façon de parler d’eux-mêmes, de leur vie et du lien qui les relie.
Ce texte de Louis Calaferte est un délicat équilibre entre un réalisme presque banal et une théâtralité ténue. IMG_2356.jpgPas d’évènement majeur dans cette rencontre, juste une difficulté à se parler, d’aborder les différentes étapes de la vie, ainsi qu’une continuité de la solitude, à travers la différence de génération.

CALAFERTE2.jpg


Mise en scène : Leyla-Claire Rabih
Jeu : Alain MERGNAT & Yves PRUNIER
Scénographie : Stefan OPPENLÄNDER
Création sonore : Anouschka TROCKER
Création lumière : Félix JOBARD
Costumes : Brigitte PILLOT
Décors & régie générale : Yves BOUCHE
Création graphique : François-Xavier DELARUE
Production & diffusion : Céline MONNERET

Nous adressons nos remerciements à l'Artdam & à la Compagnie l'Artifice.

Autres dates :
Lundi 21 décembre 2009 : quartier Greuze à Dijon. Représentation réservée au public du centre social du parc (infos : 03 80 67 64 92)
Mardi 22 décembre 2009 : maison d'arrêt à Dijon.
Les 29 janvier (14h00) & 30 janvier (20h30) 2010 au Trait d’Union Espace culturel François Mitterrand à Neufchâteau (88) – Réservations au 03 29 94 99 50
Le 26 novembre 2010 au Théâtre du Grain de Sel à Chalon-sur-Saône (71) – Réservations au 03 85 93 51 22

Dossier du spectacle

Zéphira. Les pieds dans la poussière (2008) - Virginie Thirion

filles_amatte.JPGMise en scène : Leyla-Claire RABIH Jeu : Elisabeth BARBAZIN, Marianne COSTA & Aurélie NAMUR Avec les musiciens du groupe AMATTE et LE TIMTIMOL : Philippe GOZDALA, Jérémy JEAN BAPTISTE ADOLPHE, Amatte KA & Jérémy LAGOUTTE Création lumière : Nicolas JARRY Mouvement : Franciana FETY Collaboration artistique : Philippe JOURNO Direction technique : Yves BOUCHE Equipe de production : Philippe ANGINOT & Céline MONNERET Photographies : Vincent ARBELET3filles_copie.jpg

Après avoir eu vent du meurtre de ses enfants commis par une femme africaine sans papiers, Virginie Thirion a écrit en 2001 un récit à trois voix dans lequel elle reconstitue le parcours de cette Médée moderne. Zéphira est une jeune femme africaine, qui suivant les filières de l’immigration illégale, quitte son pays natal. Elle débarque en Europe, découvre un monde qu’elle ne soupçonne pas, porteur de promesses de réalisations comme de difficultés. Elle rencontre un homme qui lui apporte amour et enfants. Sans papiers, elle fait le ménage dans des bureaux et croit à une régularisation qui viendrait couronner son bonheur. Mais quand l’aimé s’éprend d’une autre femme et la quitte, c’est le monde de Zéphira qui s’écroule. Un juge accorde au père la garde exclusive des enfants. Sans papiers, elle n’a aucun droit… sauf celui de donner la vie, et de peut être la reprendre…
Voir le clip de ''Zéphira'' sur www.dailymotion.com

Fete.jpgL’histoire de Zéphira est portée par trois voix, trois comédiennes dont les récits s’enchevêtrent, se divisent et s’unissent. De quoi s’agit-il ici ? D’une démultiplication du point de vue sur le récit ? Des aspects multiples d’une personnalité que le dénuement pousse au meurtre ? De trois voix de femmes qui prennent la parole pour celle qui en est privée ? Le texte de Virginie Thirion emprunte à tous les registres, tour à tour confidence, récit, constat, oratorio. Il a la légèreté des illusions de cette jeune africaine et l’amertume du désarroi d’une mère. Longtemps je me suis demandé si les comédiennes devaient être noires pour avoir le droit de porter cette parole. Il m’a ensuite semblé plus important d’entendre les voix d’âges différents et de prolonger la polyphonie du texte avec la présence de musiciens sur le plateau. Trois comédiennes, trois générations différentes, portent donc les espoirs et les blessures de Zéphira, pour porter aujourd’hui la question intemporelle de Médée : qu’est-ce que donner la vie ? Face au déni, a-t-on le droit de la reprendre ? Dans notre Europe devenue forteresse, réglementée par les directives d’harmonisation et l’impératif des quotas d’expulsions et de régularisations, que vaut une tragédie personnelle ? Une aspiration au bonheur ? Une déception amoureuse ? La construction de liens familiaux ? Le déchirement d’une séparation ? Quelle est la distance qui sépare le fait divers de la tragédie mythique ? Leyla Rabih

Jambes_Zephira_copie.jpg J'aime que l'on se raconte. J'aime faire que les gens se racontent. Me racontent. Tout le monde. N'importe où. Je suis toujours prête à un petit échange de politesses qui débouche sur une conversation de rien, comme ça, pour le plaisir de se dire que l'on peut encore se parler, sans se connaître, sans avoir peur de l'agression, sans attendre de l'autre plus que cet échange-là entre humains vivants. Et si ce qui m'est raconté m'intéresse moyennement, le « comment cela m'est raconté » me passionne à chaque fois. C'est la base de mon travail. Virginie Thirion

Au Théâtre Dijon Bourgogne les 29, 30 & 31 octobre 2008

4N5W2860_copie.jpg3fillesbis.jpg
Aurelie_Z.jpg
JBA.jpg
DOSSIER DE PRESSE A TELECHARGER EN ANNEXE

Promeneurs Solitaires (2008) - Jean-Jacques Rousseau & Nicolas Bouvier

Mise en scène : Leyla Rabih Jeu : Jacques Ville, Aurélie Namur Musique : Chris Heenan Création lumière : Nicolas Jarry Technique : Yves Bouche Equipe de production : Philippe Anginot & Céline Monneret Coproduction Grenier/Neuf & Festival Entre Cour et Jardins


Variation statique et déambulatoire pour deux acteurs et un saxophoniste en environnement sportif Ils sont nombreux ces marcheurs qui pensent, ces penseurs qui marchent. A la fin d’une promenade, on n’est pas identique à ce que l’on était en partant. Mais qu’est-ce qui nous a changés le plus : le temps ? L’espace ? Le mouvement ? Pourquoi ces promenades sont-elles essentielles à la pensée qui se saisit ? Peut-on parler de ces échappées de manière immobile ? Peut-on s’arrêter un instant, le temps d’un spectacle, pour penser au déplacement, à l’errance ? Peut-on, dans l’immobilité, sentir ce mouvement si particulier de la pensée lorsque l’on marche ? Peut-on comprendre que l’esprit ne se laisse pas saisir, mais que la promenade permet parfois de l’approcher ?
Dijon, Halle des Sports du campus de Dijon, lundi 25 et mardi 26 août, 21h30