GRENIER/NEUF

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Lecture autour des thèmes de l'exposition "Les heures du jour" au Musée Magnin

Autour des thèmes de l’exposition Les heures du jour, les moments et les activités de la journée, nous mettrons en résonnance certaines lettres de Marceline Desbordes-Valmore (1786 –1859) avec des textes revisitant les différentes heures du jour, issus du théâtre contemporain (Gesine Danckwart) et de la poésie contemporaine (Henri Meschonnic).

Les_heures_du_jour.jpg Marceline Desbordes-Valmore (1786 –1859) devient comédienne après une enfance difficile, puis se consacre à la littérature. Après avoir perdu un premier enfant de 5 ans, elle épouse en 1817 le comédien Prosper Valmore, dont elle aura trois enfants : Hippolyte, Ondine et Inès. Pendant les années suivantes, le couple mène une vie précaire à travers l'Europe. Elle publie à partir de 1819 plusieurs recueil de vers, de contes et nouvelles en prose. Sainte-Beuve et Victor Hugo reconnaissent en elle un des grands poètes romantiques. Vie éprouvante que la sienne, pétrie de tristesses et de privations, assumée au milieu des larmes et du labeur, comme on le lit à travers sa correspondance.

Henri Meschonnic, (1932- 2009) est linguiste, poète, traducteur de la Bible. Il a été lauréat de divers prix littéraires dont le prix Mallarmé et le prix de littérature francophone Jean Arp. Il a édifié une œuvre marquante, et pas seulement dans le champ des sciences humaines. Cette recherche protéiforme, où critique littéraire, traduction, création littéraire, psychanalyse, linguistique et philosophie interagissent en permanence, ne porte pas la seule marque d'un exceptionnel éclectisme.

Gesine Danckwart, est une auteur de théâtre allemande née en 1969, elle a exercé différentes fonctions dans des théâtres à Vienne, Mülheim et Berlin. Parallèlement à ses études de sciences théâtrales, elle a créé une salle de spectacles pour compagnies indépendantes à Berlin-Moabit. C'est à partir de projets de mise en scène et de performances qu'elle a commencé à travailler sur ses propres pièces. Gesine Dackwart vit de ses activités théâtrales et de ses pièces à Berlin.

25 février 2010 // 19H00 au Musée Magnin 4, rue des Bons Enfants, DIJON

"Tu as bien fait de venir, Paul" Texte de Louis Calaferte, les 18 & 19 décembre 2009 à 20h30 à la salle de l’Académie (5, rue de l'école de droit à Dijon)

L'histoire
Un soir d’été, la chaleur peine à se dissiper. On étouffe et on ne sait où se mettre pour trouver un peu de fraicheur. Paul, un homme entre deux âges, rend visite à son père. Visite surprise, rare et banale à la fois. Les deux hommes parlent un peu, échangent quelques propos prudents sur la chaleur, l’été, les travaux à entreprendre, les souvenirs, la vie qui s’écoule… La conversation peine à s’étoffer, l’attachement peine à pouvoir se dire. Deux hommes se parlent avec pudeur, deux générations s’approchent, s’évitent, cherchent une façon de parler d’eux-mêmes, de leur vie et du lien qui les relie.
Ce texte de Louis Calaferte est un délicat équilibre entre un réalisme presque banal et une théâtralité ténue. Pas d’évènement majeur dans cette rencontre, juste une difficulté à se parler, d’aborder les différentes étapes de la vie, ainsi qu’une continuité de la solitude, à travers la différence de génération.

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Mise en scène : Leyla-Claire Rabih
Jeu : Alain MERGNAT & Yves PRUNIER
Scénographie : Stefan OPPENLÄNDER
Création sonore : Anouschka TROCKER
Création lumière : Félix JOBARD
Costumes : Brigitte PILLOT
Décors & régie générale : Yves BOUCHE
Création graphique : François-Xavier DELARUE
Production & diffusion : Céline MONNERET

Nous adressons nos remerciements à l'Artdam & à la Compagnie l'Artifice.

Autres dates :
Lundi 21 décembre 2009 : quartier Greuze à Dijon. Représentation réservée au public du centre social du parc (infos : 03 80 67 64 92)
Mardi 22 décembre 2009 : maison d'arrêt à Dijon.
Les 29 janvier (14h00) & 30 janvier (20h30) 2010 au Trait d’Union Espace culturel François Mitterrand à Neufchâteau (88) – Réservations au 03 29 94 99 50
Le 26 novembre 2010 au Théâtre du Grain de Sel à Chalon-sur-Saône (71) – Réservations au 03 85 93 51 22

Dossier du spectacle

Un temps pour aimer, un temps pour mourir de Fritz Kater

Lecture publique dimanche 15 novembre à 20h00
Salle RDC, 4 rue chancelier de l’hospital à Dijon
Mise en scène de Leyla-Claire Rabih
MurBerlin1mail_copie.jpgA l’occasion des 20 ans de la chute du Mur de Berlin, Grenier/Neuf organise une lecture d’« Un temps pour aimer, un temps pour mourir » de Fritz Kater, traduction de Céline Robinet, mise en scène de Leyla-Claire Rabih.
Le texte « Un temps pour aimer, un temps pour mourir » se penche sur des souvenirs de jeunesse. La pièce raconte une adolescence sous le communisme. Les premiers enthousiasmes côtoient les premières déceptions et les premiers excès, la découverte de la vie est liée à la découverte de la dictature. L’arrivée au milieu de l’âge adulte coïncide avec le désenchantement d’après la chute du mur. Le texte propose une partition chorale, une narration collective autour de laquelle doit s’inventer le théâtre : comment raconter ensemble, comment introduire le jeu dans un récit collectif. Nous chercherons donc différentes formes d’une narration collective : chœur, récit individuel entremêlé, récit principal et commentaires, joute verbale ou invention commune… comment faire « notre » ce texte, au delà de la distance culturelle et historique, comment l’enrichir et le colorer de nos expériences, individuelles comme collectives, et de nos diversités…MurBerlin2mail.jpg

L’auteur allemand Fritz Kater (Armin Petras) dispose d´une connaissance intime des deux Allemagnes. Né en 1964 en RFA, il grandit en RDA, étudie à l´école de théâtre Ernst Busch de Berlin–Est, avant de passer à l´Ouest en 1988. Il est aujourd´hui un metteur en scène renommé et dirige le théâtre Maxim Gorki à Berlin. Ces textes ont d’abord été des supports de jeu avant de devenir des objets théâtraux à part entière. Fritz Kater a pour obsession de prêter la parole à ceux qui en sont privés, mais laisse transparaître sa propre écriture dans la diversité des styles et des résonances. Les excursions dans le romantique ou le pathétique, comme les emprunts à la langue quotidienne, au langage de la télévision, de la publicité et du discours économique en font un tissu particulier et éclectique.

Copyright : 9. NOVEMBER

Tarif unique: 3€
Infos et réservations: 03 80 63 92 18 - grenierneuf@yahoo.fr

Envies de théâtre


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Les ateliers proposés par Grenier/Neuf sont ouverts à tous et sont consacrés à la découverte d’un auteur, d’une écriture, d’une façon particulière d’envisager le travail théâtral. Ils représentent un aspect important du travail de recherche et de création de la compagnie et offrent l’occasion de partager nos envies, nos plaisirs de théâtre, mais aussi nos questionnements. Ils sont un temps de travail partagé. Leur objectif est de mettre le théâtre d’aujourd’hui à l’épreuve du jeu et de la pratique.

Ateliers ouverts aux adultes, aux étudiants et aux lycéens dans la limite de 15 participants.

Tarifs par stage : 50 € (tarif plein) & 40 € (scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi) Les ateliers ont lieu le samedi de 10h à 18h et le dimanche de 13h30 à 19h au 4, rue Chancelier de l’Hospital à Dijon
Inscriptions : 03 80 63 92 18 / grenierneuf@yahoo.fr

Télécharger la plaquette des ateliers 2009-2010 en PDF



Programme des Ateliers

1 NOËLLE RENAUDE
Sam 17 et dim 18 octobre 09
Atelier mené par Noëlle Renaude

Noëlle Renaude proposera un travail sur l’oralité des ses textes, la manière de les porter au plateau ainsi que sur une mise en forme de pièces courtes 8, Bon, Saint-Cloud, Comptes, Non, et Par courtesy.
N_Renaude_c_KraemerNB101.jpg Après des études en Histoire de l'Art et de Langues Orientales, Noëlle Renaude commence à écrire à 27 ans des textes destinés au théâtre. Elle est l'auteur d'une vingtaine de pièces qui ont été créées entre autres par Robert Cantarella, François Rancillac, Florence Giogetti, Philippe Calvario et Frédéric Maragnani. Ses textes font par ailleurs l'objet de créations radiophoniques diffusées sur France Culture et d'autres radios étrangères. Certains ont été traduits en allemand, anglais, tchèque, polonais, catalan... Son travail a été distingué par de nombreux prix.
Crédit : Jean-Jacques Kraemer


2 LOTHAR TROLLE, UN RÉCIT COLLECTIF
Sam 14 et dim 15 novembre 09
Atelier mené par Leyla Rabih

LeylaRabih_2.jpgCet atelier portera sur le récit collectif dans Les 81 minutes de Mademoiselle A, de Lothar Trolle. Sept caissières d’un supermarché refont le monde dans leur vestiaire, entre deux services, deux annonces publicitaires, deux appels de la direction. Elles parlent, rêvent, cherchent des pistes d’évasion, inventent un nouveau ciel. Distraction, canular ou manière humoristique d’imaginer une utopie politique ? Né en 1944, Lothar Trolle appartient aux auteurs de l’ex-RDA les plus importants de sa génération. Ses textes d’une grande richesse de langue laissent une large part à l’imagination, et rappellent ceux de H. Müller ou de B. Brecht.

Formée à la mise en scène à l’école Ernst Busch de Berlin, Leyla Rabih a été l’assistante de Thomas Ostermeier, Manfred Karge et Robert Cantarella. Elle met en scène Les Voisins de Michel Vinaver, avant de créer en 2008 la Cie Grenier/Neuf et de présenter le spectacle Zéphira.



3 FORÊTS, NATURE ET ÉLÉMENTS, LES ESPACES RÊVÉS DU THÉÂTRE
Sam 12 et dim 13 décembre 09
Atelier mené par Frédéric Maragnani

Cet atelier portera sur deux textes La forêt où nous pleurons de Frédéric Vossier et Sous les arbres de Philippe Minyana qui témoignent du même souci de raconter l’âme humaine au travers des paysages de forêts, des natures hostiles ou bienveillantes, de mettre en confrontation les humains avec les éléments immémoriaux : eau, vent, feu. Dans ce face à face existentiel entre l’homme et la nature, au creux des peurs enfantines, se créent de nouveaux espaces rêvés pour le théâtre, ceux du temps suspendu, du refuge et de l’entre-deux, de l’attente, de la recherche, des paysages intérieurs.

fred_maragnani.JPG Après une formation de comédien, Frédéric Maragnani se consacre à la mise en scène des écritures d'aujourd'hui. Depuis 1996, il mène un compagnonnage avec des auteurs, dont Noëlle Renaude et Emmanuel Texeraud. Il exerce une activité régulière de formation et de transmission en direction d'amateurs de théâtre, d'élèves de collèges et lycées, d'enseignants et de professionnels du spectacle vivant.

4 NICOLAS ERDMAN : LE SUICIDÉ
Sam 23 et dim 24 janvier 2010
Atelier mené par Yves Prunier

Yves PrunierLe Suicidé, texte russe des années 30, raconte comment un simple citoyen menace de se tuer si on ne le respecte pas. De cette menace naît une comédie endiablée, car le futur « suicidé » va être sollicité de tous côtés pour que sa mort serve à d’autres. Il sort de l’anonymat pour devenir le héros du jour. Autour de lui, grâce à lui, chacun dramatise sa propre vie, la grandit. Comment sortira-t-il du piège ? Yves Prunier propose de travailler sur quelques scènes de cette comédie, afin de retrouver à travers l’écriture d’Erdman ce qui fait encore aujourd’hui l’essence du comique : le sérieux et ce qui va avec, l’entêtement, le faux calme, l’inquiétude, la ruse, l’attente…

Comédien, metteur en scène et dramaturge, Yves Prunier a travaillé comme permanent au CDN d’Angers de 1990 à 2003. Il a ensuite fondé la Cie Le temps des uns le temps des autres (Yonne). Il a également participé à la réalisation de nombreux Cahiers du Nouveau Théâtre d’Angers et dirigé des ateliers de théâtre aux lycées de Sens et d’Auxerre ainsi qu’en milieu scolaire.

5 DIDIER-GEORGES GABILY : ENFONÇURES ORATORIO - MATÉRIAU
Sam 27 et dim 28 février 2010
Atelier mené par Elisabeth Barbazin

Cet atelier propose une découverte d’Enfonçures, une partition théâtrale où "théâtre (rêve d'oratorio)" rime avec "oratorio (rêve de théâtre)". Auteur, metteur en scène, scénariste et comédien Didier-Georges Gabily crée en 1989, le groupe T'chan'G avec lequel il propose un travail de création exigeant, profondément marqué par l'expérience collective. Il présente en 1993 Enfonçures et les trois "époques" de Gibiers du temps qui remportèrent un important succès : " et voici que j'ai écrit Enfonçures. Sujet : Hölderlin, son silence ; et contre-sujet : la guerre du Golfe, son bruit assourdissant, ses silences, autres. Un oratorio, quelque chose comme cela, si possible, dis-je. De la musique, donc, du chant, donc, dis-je." Didier-Georges Gabily est décédé brutalement en 1996.

Elisabeth Barbazin Interprète au CDN de Bourgogne de 1972 à 1995 sous la direction de M. Humbert, A. Mergnat, A. Bézu, S. Oswald, Elisabeth Barbazin est également metteur en scène et formatrice pour la Cie Impression d’acteur avec José Drevon de 1996 à 2001. Depuis 2002, elle mène un travail de recherche théâtrale, dramaturgique et poétique : Dit ma Mère avec des textes d’Hélène Cixous (2003-2004), Humeurs (2005). Elle a joué dans Vineta de Fritz Kater et Zéphira. Les pieds dans la poussière de Virginie Thirion.



6 ADAPTATION ET MISE EN ESPACE D’UNE NOUVELLE
Sam 20 et dim 21 mars 2010
Atelier mené par Anne Montfort

photoAnneMonfort.jpgL'objectif de ce stage sera la question de l'écriture théâtrale, pensée en lien avec les outils du plateau. Comment raconter une narration, un principe d'alternance de points de vue au théâtre ? A partir d'une nouvelle, on tentera de transposer l'écriture romanesque au théâtre, en pensant sa mise en espace parallèlement à son écriture. Il s'agira de mettre en jeu les outils de l'acteur - écoute de soi, de l'autre, de l'espace... etc. - et de trouver leur équivalent dans l'écriture, tant au niveau du texte proprement dit que du jeu des acteurs, du dispositif, tous ces éléments se construisant ensemble en vue d'une adaptation unique.

Anne Monfort est metteur en scène, dramaturge et traductrice. Elle travaille depuis plusieurs années avec l’auteur allemand Falk Richter, dont elle a traduit l’ensemble de l’œuvre. Elle a créé Dieu est un DJ en 2002, Tout. En une nuit en 2005, et Sous la glace en 2007. Elle signe la traduction de Das System, de Falk Richter, mis en scène par Stanislas Nordey au Festival d’Avignon 2008. Elle est artiste associée au Granit, où elle a créé Blanche-Neige, d’après Robert Walser (décembre 2007), et Nothing hurts de Falk Richter (février 2008). Sa mise en scène de Laure, d’après Colette Peignot, vient d’être jouée au Théâtre Paris Villette en mai 2008.

7 ÉCRITURE DRAMATIQUE ET MISE EN JEU
Sam 24 et dim 25 avril 2010
Atelier mené par Christophe Pellet et Leyla Rabih

chritophe_pellet.JPGChristophe Pellet proposera dans cet atelier un travail d’écriture dramatique à partir d’un récit biographique. Les consignes d’écriture permettront d’aller vers un condensé de théâtre qui sera mis à l’épreuve du jeu dans un deuxième temps de travail mené par Leyla Rabih.

Christophe Pellet est diplômé de lettres et de la FEMIS (section scénario), en 1991. Auteur d’une quinzaine de pièces, il écrit pour le théâtre et le cinéma. Ses pièces sont jouées en France mais également traduites et représentées en Angleterre et en Allemagne. Neuf de ses textes sont édités chez L’Arche Editeur. Certaines de ses pièces ont été diffusées sur France-Culture. En 2005, il reçoit le prix Nouveaux Talents radio de la SACD et le Prix Emile Augier pour S’opposer à l’orage et Une nuit dans la montagne.

"Une frite dans le sucre" à Dijon

Grenier / Neuf s’associe à la compagnie « le temps des uns, le temps des autres », pour présenter à Dijon le spectacle "Une frite dans le sucre", texte d’Alan Bennett , interprété par Yves Prunier dans une mise en scène de Leyla-Claire Rabih.

Une frite dans le sucre

- Jeudi 24 septembre à 20h30 Salle de l’académie 5 rue de l’Ecole de droit à Dijon

- Vendredi 25 septembre à 20h30 Salle de l’académie 5 rue de l’Ecole de droit à Dijon

- Samedi 26 septembre à 20h30 Salle du RDC 4 rue chancelier de l’hospital à Dijon

- Dimanche 27 septembre à 18h dans le Caveau des Pieds Bleus 13 place Emile Zola à Dijon









Nous serons ravis de vous y accueillir très nombreux !
Infos & réservations au 03 80 63 92 18

"Nord-Est" texte de Torsten Buchsteiner mis en scène par Leyla-Claire Rabih au Theater Konstanz - création juin 2009

                               Le Theater Konstanz en Allemagne et la compagnie Grenier/Neuf en France s’associent pour organiser une tournée à l’automne 2009 en France et en Suisse du spectacle Nord-Est, texte de l’auteur allemand Torsten Buchsteiner, traduction de Pascal Paul-Harang. Le spectacle, mis en scène par Leyla-Claire Rabih, sera créé en juin 2009 au Theater Konstanz en Allemagne.


Le texte
Le mercredi 23 octobre 2002 à 21 heures 05, 42 rebelles tchétchènes prennent d’assaut le Théâtre de la Doubrovka à Moscou. Ils interrompent la représentation de la comédie musicale Nordost et prennent 850 personnes en otages. Leurs exigences : le retrait complet de l’armée russe de Tchétchénie. Des pourparlers avec les Tchétchènes s’engagent. Mais sans aucune tentative sérieuse de mettre fin sans violence à cette dramatique prise d’otages, les troupes d’intervention spéciales russes donnent l’assaut au théâtre : la prise d’otages a duré 57 heures et coûté la vie à 170 personnes.
Nord-Est présente les récits parallèles et entremêlés de trois femmes : Zura, 23 ans, laborantine tchéchène qui fait partie des preneurs d’otages ; Olga, 45 ans, mère de famille russe parmi les spectateurs et Tamara, 34 ans, médecin urgentiste lettone qui va porter les premiers secours aux otages.

L'auteur
Torsten Buchsteiner développe dans sa pièce Nord-Est la perspective de ces trois femmes impliquées de façons très différentes dans cette prise d’otage. Ce drame aux éléments documentaires permet une confrontation théâtrale avec le thème du terrorisme, loin des effets sensationnels. L’auteur ne pose pas la question de la culpabilité. Il laisse parler trois femmes, qui, au-delà de la violence et de la menace existentielle des trois jours de la prise d’otages d’octobre 2002, cherchent aussi des explications en amont de ce drame.
Les paroles d’entrecroisent, se complètent, se ponctuent. L’entrelacement des récits, leur composition font de ce texte une partition émouvante et musicale, un moment de théâtre dans une forme très contemporaine.

Représentations
Theater Konstanz 5-6 juin à 20h00 ; 10 juin à 20h ; 12 juin à 19h30 ; 13 juin à 20h00 ; 14 juin à 18h00 ; 17 juin à 20h00 ; 18 juin à 20h00 ; 20 juin à 20h00 ; 23 juin à 20h00 ; 24 juin à 15h ; 26 juin à 20h ; 7 juillet à 19h30 & 23 juillet à 19h30.

Fuck you Eu.ro.pa ! de Nicoleta Esinencu

Esinencu2.jpgLecture publique dimanche 15 mars 2009 à 18h00
Salle RDC 4, rue chancelier de l'hospital à Dijon
Mise en voix : Leyla-Claire Rabih - Avec Catherine Gourdon, Diana Bratu & Kasia Lipinska
Fuck you Eu.ro.pa ! est une lettre au père, fulgurante et ironique. Une jeune moldave revient sans complaisance sur son enfance sous le régime soviétique et sur la formidable attraction exercée par la voisine Europe aux mille promesses. Le bloc de l’Est s’effondre comme l’enfance se fait la malle. Les bouleversements historiques démultiplient les émotions adolescentes. L’arrivée dans une Europe cyniquement rationaliste achève les dernières illusions. Les rêves sont brisés. L’appartenance à une patrie, une histoire, un projet a volé en éclat. Reste un regard d’une acuité cinglante, un humour acide et la force d’une écriture syncopée.
Nicoleta Esinencu est née en 1978 à Chisinau, en République de Moldavie. Elle a étudié la dramaturgie et le scénario à l’Université d’Etat des Arts de Moldavie. En 2003 elle a bénéficié d’une bourse d’études à Stuttgart où elle a écrit Fuck you Eu.ro.pa ! puis Sans sucre (Zuckerfrei) en 2005. Elle est régulièrement invitée en résidence d’auteur en France et en Allemagne. Nicoleta Esinencu écrit en roumain, ses textes sont traduits et publiés en France.
Le texte de Fuck you Eu.ro.pa ! a été joué à Berlin, Moscou, Chisinau, Bucarest, Cluj et lors de plusieurs manifestations internationales dont la Biennale d’art contemporain de Venise, en 2005.

Tarif unique : 3,00 €
Infos & réservations : 03 80 63 92 18 - grenierneuf@yahoo.fr

Casimir et Caroline d'après Ödön von Horvath

Adaptation : Leyla Rabih et Marianne Costa
Mise en scène : Leyla-Claire Rabih
En co-production avec le Théâtre Dijon Bourgogne - Centre Dramatique National Avec le soutien du réseau Quint'est
Création en avril 2010 au Théâtre Dijon Bourgogne

L'histoire
Cette pièce écrite en 1932 décrit la rupture d’un jeune couple sur fond de crise économique et de fête foraine. Caroline est secrétaire et aspire à un avenir assuré, Casimir est chauffeur et vient d’être licencié. La fête foraine catalyse les désirs et les inégalités et va précipiter leur destin. Au gré des attractions foraines ou des aspirations sociales, les personnages se croisent, les couples se déforment et se reforment.
Depuis 2009, le texte relève du domaine public. C’est l’occasion de le revisiter, d’en interroger les résonnances actuelles, de chercher les ajustements avec la langue populaire contemporaine mais surtout d’adapter ces situations à notre « société du spectacle » d’après la crise financière.


L'auteur
Né en 1901, de père diplomate, Ödön von Horváth fait ses études à Budapest et à Vienne avant de s’installer en Allemagne. Ses écrits et ses pièces, comme Légendes de la forêt viennoise ou Casimir et Caroline, l’engagent contre le fascisme. Il reçoit le Prix Kleist en 1931, mais est obligé de s’exiler en 1933 en Autriche, où il écrit notamment Figaro divorce (1937) et puis de nouveau en France, où il meurt en 1938, foudroyé par un orage sur les Champs-Élysées.


Télécharger_le_Dossier_de_Presse_Casimir_et_Caroline.pdf

Zéphira. Les pieds dans la poussière (2008) - Virginie Thirion

filles_amatte.JPGMise en scène : Leyla-Claire RABIH Jeu : Elisabeth BARBAZIN, Marianne COSTA & Aurélie NAMUR Avec les musiciens du groupe AMATTE et LE TIMTIMOL : Philippe GOZDALA, Jérémy JEAN BAPTISTE ADOLPHE, Amatte KA & Jérémy LAGOUTTE Création lumière : Nicolas JARRY Mouvement : Franciana FETY Collaboration artistique : Philippe JOURNO Direction technique : Yves BOUCHE Equipe de production : Philippe ANGINOT & Céline MONNERET Photographies : Vincent ARBELET3filles_copie.jpg

Après avoir eu vent du meurtre de ses enfants commis par une femme africaine sans papiers, Virginie Thirion a écrit en 2001 un récit à trois voix dans lequel elle reconstitue le parcours de cette Médée moderne. Zéphira est une jeune femme africaine, qui suivant les filières de l’immigration illégale, quitte son pays natal. Elle débarque en Europe, découvre un monde qu’elle ne soupçonne pas, porteur de promesses de réalisations comme de difficultés. Elle rencontre un homme qui lui apporte amour et enfants. Sans papiers, elle fait le ménage dans des bureaux et croit à une régularisation qui viendrait couronner son bonheur. Mais quand l’aimé s’éprend d’une autre femme et la quitte, c’est le monde de Zéphira qui s’écroule. Un juge accorde au père la garde exclusive des enfants. Sans papiers, elle n’a aucun droit… sauf celui de donner la vie, et de peut être la reprendre…
Voir le clip de ''Zéphira'' sur www.dailymotion.com

Fete.jpgL’histoire de Zéphira est portée par trois voix, trois comédiennes dont les récits s’enchevêtrent, se divisent et s’unissent. De quoi s’agit-il ici ? D’une démultiplication du point de vue sur le récit ? Des aspects multiples d’une personnalité que le dénuement pousse au meurtre ? De trois voix de femmes qui prennent la parole pour celle qui en est privée ? Le texte de Virginie Thirion emprunte à tous les registres, tour à tour confidence, récit, constat, oratorio. Il a la légèreté des illusions de cette jeune africaine et l’amertume du désarroi d’une mère. Longtemps je me suis demandé si les comédiennes devaient être noires pour avoir le droit de porter cette parole. Il m’a ensuite semblé plus important d’entendre les voix d’âges différents et de prolonger la polyphonie du texte avec la présence de musiciens sur le plateau. Trois comédiennes, trois générations différentes, portent donc les espoirs et les blessures de Zéphira, pour porter aujourd’hui la question intemporelle de Médée : qu’est-ce que donner la vie ? Face au déni, a-t-on le droit de la reprendre ? Dans notre Europe devenue forteresse, réglementée par les directives d’harmonisation et l’impératif des quotas d’expulsions et de régularisations, que vaut une tragédie personnelle ? Une aspiration au bonheur ? Une déception amoureuse ? La construction de liens familiaux ? Le déchirement d’une séparation ? Quelle est la distance qui sépare le fait divers de la tragédie mythique ? Leyla Rabih

Jambes_Zephira_copie.jpg J'aime que l'on se raconte. J'aime faire que les gens se racontent. Me racontent. Tout le monde. N'importe où. Je suis toujours prête à un petit échange de politesses qui débouche sur une conversation de rien, comme ça, pour le plaisir de se dire que l'on peut encore se parler, sans se connaître, sans avoir peur de l'agression, sans attendre de l'autre plus que cet échange-là entre humains vivants. Et si ce qui m'est raconté m'intéresse moyennement, le « comment cela m'est raconté » me passionne à chaque fois. C'est la base de mon travail. Virginie Thirion

Au Théâtre Dijon Bourgogne les 29, 30 & 31 octobre 2008

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DOSSIER DE PRESSE A TELECHARGER EN ANNEXE

Promeneurs Solitaires (2008) - Jean-Jacques Rousseau & Nicolas Bouvier

Mise en scène : Leyla Rabih Jeu : Jacques Ville, Aurélie Namur Musique : Chris Heenan Création lumière : Nicolas Jarry Technique : Yves Bouche Equipe de production : Philippe Anginot & Céline Monneret Coproduction Grenier/Neuf & Festival Entre Cour et Jardins


Variation statique et déambulatoire pour deux acteurs et un saxophoniste en environnement sportif Ils sont nombreux ces marcheurs qui pensent, ces penseurs qui marchent. A la fin d’une promenade, on n’est pas identique à ce que l’on était en partant. Mais qu’est-ce qui nous a changés le plus : le temps ? L’espace ? Le mouvement ? Pourquoi ces promenades sont-elles essentielles à la pensée qui se saisit ? Peut-on parler de ces échappées de manière immobile ? Peut-on s’arrêter un instant, le temps d’un spectacle, pour penser au déplacement, à l’errance ? Peut-on, dans l’immobilité, sentir ce mouvement si particulier de la pensée lorsque l’on marche ? Peut-on comprendre que l’esprit ne se laisse pas saisir, mais que la promenade permet parfois de l’approcher ?
Dijon, Halle des Sports du campus de Dijon, lundi 25 et mardi 26 août, 21h30

Leyla-Claire Rabih

leyla2Née en 1971 à Dijon. Après une maîtrise d’études théâtrales à Lyon, elle suit des études de mise en scène à l’Ecole Ernst Busch à Berlin de 1997 à 2002. Elle a été l’assistante de Thomas Ostermeier, Manfred Karge et Robert Cantarella. Elle travaille ensuite comme metteur en scène et alterne entre divers théâtres allemands subventionnés (Deutsches Theater Göttingen, Staatstheater Cottbus …) et des projets dans la scène indépendante (Berlin Sophiensaele, Festival BBI Suisse …), tout en axant son travail autour du répertoire contemporain et du travail avec de jeunes auteurs.
En 2004, elle bénéficie d’une bourse-séjour à l’Akadémie Schloss Solitude à Stuttgart, où elle travaille avec l’auteur et dramaturge Margareth Obexer.
Pendant dix ans, elle concentre l’essentiel de ses activités en Allemagne tout en créant certains de ses spectacles en France. A Berlin, elle met en scène en 2000 à l’Ecole Ernst Busch /Bat, La Musica II de M. Duras et en 2002, La Résurrection de Lazare de G. François. En 2001, elle co-réalise avec Markus Joss, une adaptation théâtrale de L’Institut Benjamenta de Robert Walser pour le Festival Frictions à Dijon. En 2003, elle met en scène Tabataba de B-M. Koltès au Hans-Otto Theater à Potsdam puis, en 2006, Le Procès d’après F. Kafka au DT Göttingen. Elle a également monté deux textes de Fritz Kater, Un temps pour aimer, un temps pour mourir, en 2005 au Staatstheater à Cottbus et Vineta, pour sa création en France, au Théâtre Dijon Bourgogne en 2006.
En 2003, elle rassemble avec Markus Joss un collectif d’artistes pour la création d’une installation sonore Alpinarium 3 pour le Festival BBI à Friburg en Suisse. Alpinarium 3 a été invité dans divers festivals en France, en Allemagne et en Suisse.
En janvier 2007, elle est appelée à succéder à Jean Maisonnave à la direction de la compagnie Le Grenier de Bourgogne au Théâtre Mansart à Dijon. Elle met en scène Les Voisins de Michel Vinaver en juin 2007, avant de créer en janvier 2008 Grenier/Neuf pour porter la création théâtrale contemporaine vers de nouveaux territoires et de nouveaux publics. En 2008, elle met en scène à Dijon Zéphira. Les pieds dans la poussière, un texte de Virginie Thirion.
En parallèle, elle poursuit ses activités outre-Rhin avec la création allemande du texte de Mark Ravenhill, Der Schnitt au Theater Konstanz en mars 2008. En 2009, toujours pour le Theater Konstanz, elle présentera la mise en scène de Nordost, texte de Torsten Buchsteiner.

Grenier/Neuf

céline1Créé en janvier 2008, Grenier/Neuf est dirigé par Leyla-Claire Rabih. La compagnie poursuit les objectifs mis en œuvre pendant plus de quarante ans par Jean Maisonnave au sein du Grenier de Bourgogne : création, diffusion et formation. Avec l’aide de la DRAC, de la Région Bourgogne, de la Ville de Dijon et du Conseil Général de Côte d'Or l’activité de la compagnie est orientée vers la création de textes contemporains. Elle s’engage auprès des publics en multipliant les lieux de rencontre. Elle conduit des actions artistiques en direction des publics en zones urbaines et rurales. Elle s’engage professionnellement envers les jeunes, les scolaires et les amateurs. En multipliant les interventions hors des circuits traditionnels de diffusion du théâtre, Grenier/Neuf s’investit dans la vie artistique régionale en proposant des spectacles contemporains, en résonance avec les problématiques sociales et culturelles d’aujourd’hui.

Contact

dijon1
Céline Monneret
Chargée d'administration et de diffusion

Grenier/Neuf
4, rue chancelier de l’hospital
21000 Dijon
Tél : 03 80 63 92 18
Mail : grenierneuf@yahoo.fr

SIRET : 502 494 313 00013
N° de Licence : 2-1013937

Les partenaires institutionnels

Grenier/Neuf est conventionné par la DRAC Bourgogne et reçoit le soutien du Conseil Régional de Bourgogne, de la Ville de Dijon et du Conseil Général de Côte d'Or


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